Réflexions sur le CM du 20 septembre 2013

Un vrai "Poème" cette mandature

Mardi 1er octobre 2013, par Félix // Réunions du CM

Passent les jours et passent les semaines

Ni temps passé

Ni les amours reviennent

Sous le pont Mirabeau coule la Seine.

Il s’agit, bien sûr, du poème de Guillaume Apollinaire, "Sous le pont Mirabeau".

Ce poème, si il était écrit sous la mandature actuelle, commencerait aussi de la même façon :

- Passent les jours et passent les semaines, ni temps passé...

Pour ce poursuivre :

- Ni la transparence et la concertation reviennent...

Et se terminer ainsi :

- Sous le Pont de Jouy sous Thelle, se noie la démocratie.

Engagement (une fois de plus !) d’un avocat

- Bon ! Admettons. La commune se défend. Est-ce de la légitime défense ou bien les conséquences d’une mauvaise gestion des problèmes ? Car...quatre procès en une mandature, on peut (et on doit) se poser la question.

- En tout état de cause, il est symptomatique de constater que, pour aucune de ces quatre affaires devant les tribunaux, le Conseil Municipal, et donc les citoyens, ne sont tenus au courant du déroulement des recours exercés par le Maire (Article 2). Cette gestion des affaires, menée dans une totale opacité, par le Maire seul, est voulue et délibérée. La preuve...

- Que stipulait l’Article 5 de la délibération votée lors du CM du 29 janvier 2010 ; et que devient ensuite cet Article 5, lors du vote des affaires suivantes...

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Et...Une majorité vote, à la demande du maire, sans plus d’état d’âme ; sans plus se poser de questions !!

- Par exemple : il n’étonne personne, au sein de l’assoupie assemblée des conseillères et conseillers, qu’une affaire en cours au tribunal d’instance, depuis le 13 décembre 2011, n’ait jamais (oui ! Jamais) fait, depuis le vote de la délibération, l’objet de la moindre communication lors d’un Conseil Municipal.

- Que savons nous de l’opportunité des voies de recours que le Maire est censé mettre (ou avoir mis) en œuvre pour préserver les soi-disant intérêts de la commune (Article 2) ? Rien ! Nada ! Et pour s’en convaincre : il suffit de lire les "Extraits" (au goût à Maire) des comptes rendus du CM.

Concernant la mise en place de la nécessaire "Halte-Garderie"

- Demander le "pouvoir" de signer la convention de mise en place de cette activité...après sa mise en place...Cela semble - pour le moins - incongru.

Dans la rubrique "Renseignements utiles" de l’"Extrait" du compte-rendu de ce conseil municipal

On trouve : Éclairage public :

- L’extinction de 23 h 00 à 5 h 00 du matin, permettrait - soi-disant - d’économiser 10 000€ par an. Pour mémoire, en terme d’électricité, il a été dépensé : 19 934 € en 2009 ; 21 083 € en 2010 ; 31 027 € en 2011 ; 31 000 € en 2012 et 32 000 € de prévus en 2013.

- Déjà : passer de 21 083 € dépensés en 2010 à 31 027 € en 2011, demanderait quelques explications. Ensuite, l’éclairage public de nuit relève de la sécurité des personnes et des biens. Donc, ne faudrait-il pas chercher - monsieur le Maire - des sources d’économies dans d’autres domaines où les dépenses se révèlent bien plus injustifiées, et donc les économies, plus faciles à réaliser.

P.-S.

Pour le plaisir, le poème en entier

Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Et nos amours

Faut-il qu’il m’en souvienne

La joie venait toujours après la peine

.............................

Vienne la nuit sonne l’heure

Les jours s’en vont je demeure

..............................

Les mains dans les mains restons face à face

Tandis que sous

Le pont de nos bras passe

Des éternels regards l’onde si lasse

...........................

Vienne la nuit sonne l’heure

Les jours s’en vont je demeure

................................

L’amour s’en va comme cette eau courante

L’amour s’en va

Comme la vie est lente

Et comme l’Espérance est violente

.............................

Vienne la nuit sonne l’heure

Les jours s’en vont je demeure

...................................

Passent les jours et passent les semaines

Ni temps passé

Ni les amours reviennent

Sous le pont Mirabeau coule la Seine

......................................

Vienne la nuit sonne l’heure

Les jours s’en vont je demeure

Guillaume Apollinaire (1880 - 1918)

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